mardi 29 septembre 2009

Blue, blue, blue...

Je m’ennuie. Monstrueusement. Depuis le déménagement des bureaux, je n’ai plus de bureau fermé, mais un cubicule. Adieu les fanfics, le foof, mon blog, les heures passées à faire semblent de bosser. On risque à tout moment de te surgir dans le dos ou de passer la tête par-dessus ton cubicule, « Laura je peux te voir 2 minutes ? ». En revanche, il n’y a toujours pas plus de boulot qu’avant. Résultat : je compte les minutes de 8h à 15h. Ca fait beaucoup.
Même ce post, si je peux l’écrire, c’est uniquement parce qu’il n’a pas une tête louche. A première vue, il ressemble simplement à un texte comme un autre, donc est potentiellement et théoriquement moins risqué xD On ne peut pas en dire autant d’une fanfic qui ressemble à ce qu’elle est dès le premier coup d’œil : tout sauf du boulot.
Un moment, avec les cours, j’ai cru que le boulot serait plus supportable. Je me suis dit que ça briserait la routine, m’éviterait le 8 à 4 5 jours de la semaine, etc. Ca a en effet marché pendant les 10 premiers jours, à mon retour - ou il y avait un peu de boulot en plus, ça a pas mal aidé. Là, en revanche, je me retrouve comme avant mes vacances : je rêve dès lundi matin 7h à vendredi 4h.
Le seul bon point, dans tout ça, ben c’est le chèque qui s’encaisse régulièrement tous les 15 jours. J’y ajoute l’ambiance du bureau, ou tout est vachement tranquille, très calme, et zéro pression –perle rarissime et sûrement la raison numéro un pour laquelle je suis encore là.

J’ai envie d’écrire ; c’est peut-être même pour ça que j’écris ce post, pour le plaisir d’écrire quelque chose, même de hautement inintéressant. J’ai envie de dessiner, si je savais faire ; de colorier, si j’avais de quoi faire. J’ai envie de sortir prendre des photos, malgré le temps dégueulasse et la pluie. J’ai envie que l’été indien arrive enfin, avec ses couleurs et ses lumières ; et si je savais peindre, je voudrais peindre cet été indien flamboyant, pas seulement le photographier, mais aussi le peindre pour le recréer moi-même. J’aurais aimé filmer cette mouette qui se baignait dans la fontaine du Jardin Botanique, la semaine dernière, quand j’ai été à mon cours, et vous la montrer.
J’ai envie que les vacances de Noel arrivent ; j’ai envie que ce soit Noel. J’ai envie que ce soit Noel et qu’on ait une cheminée chez nous. Qu’on s’asseye en famille devant le feu sur une peau de mouton, comme quand j’étais petite, avec des châtaignes grillées et une tasse de thé ; ou avec un chocolat chaud tout chocolaté. Et que ça sente bon la pomme de pin dans le feu, la résine de pin qui brûle, les châtaignes grillées et le chocolat, avec les lumières de l’arbre et les flammes qui dansent sur le mur. J’ai envie de faire un goûter de Noel avec les amis, avec du panettone et des cakes aux fruits que je déteste ; que ce soit le 25 au matin, et que ce soit le petit-déjeuner de Noel, quand on sortait la belle porcelaine et l’argenterie de l’immense armoire de bois noir de la salle à manger et que ma mère préparait toute une casserole de chocolat chaud.
J’ai envie d’être à la maison, sur mon canapé sous une couverture toute chaude, pendant qu’il neige et qu’il tempête dehors, devant un film ou des JV. Ou de faire du rangement tranquillement avec de la musique, comme on aime le faire quand on a envie de changer quelque chose dans sa chambre par une journée pluvieuse d’automne et qu’on décide de démonter cette bibliothèque.
J’ai envie de déménager. Quitte à rester dans le même quartier, voire dans le même immeuble, uniquement pour le plaisir de quelque chose de nouveau, d’un nouvel appartement ; pour le plaisir de le meubler et de l’arranger et de se recréer un autre chez-soi. J’ai presque envie de bricoler ; si je ne me connaissais pas mieux et ne savais pas que je ne tiendrais pas 20 minutes, j’aurais eu envie de faire un beau collage et de l’accrocher à mon mur (il reste encore un peu de place malgré mes posters –si, si.) J’ai envie de tout changer, tout chambouler, tout relooker ; comme si je repartais à neuf.
J’ai envie que le semestre se termine, pour pouvoir passer du temps avec mes cahiers et mes crayons, passer des heures à jouer à HMM ou devant une série, ou encore à commencer –et terminer, la dizaine de JV qui attendent leur tour sur mon étagère.
J’ai envie de partir en voyage, en Afrique, en Asie ou en Amérique du Sud. J’ai envie d’aller voir des tigres en Inde, des guépards en Afrique, des jaguars en Amazonie. J’ai envie de voir des babouins et des gorilles ; des loups et des lynx ; des panthères et des girafes. J’ai envie de voir le monde. J’ai envie d’aller en Islande et en Alaska ; je veux voir des aurores boréales, les forêts boréales et les fjords. Je veux parcourir l’Irlande à cheval ; traverser la Mongolie à cheval ; faire la muraille de Chine à vélo. Refaire de la plongée dans l’Océan Indien, sur les récifs coralliens, et cette fois, voir des Manta Rays.
J’ai envie de tous mes amis autour de moi, avec un bon cheese and wine et une montagne de pain frais qui sent bon le pain chaud qui sort du four. Un verre d’un bon rouge, un bon Bourgogne tout chaud et tout plein de fruits du sud, gorgé de soleil. Ou un blanc d’Alsace sec, qui donne envie de croquer des noix en même temps qu’on le boit. Avec du fromage, des amis et du vin, du pain et de la charcuterie –et rien d’autre.

Un p'tit coup de blues…

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